Promenade en train dans les Cévennes des Camisards

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Nous insistons sur le fait qu'il faut toujours suivre les Gr et ne jamais au grand jamais quitter les chemins balisés, si vous vous aventurez hors des chemins conseillés, vous prennez de gros risques pour vous et les personnes qui vous accompagnent, il se peut que certaines randonnées que nous présentons aient été modifiées ou débalisées, donc nous vous proposons des balades uniquement pour vous faire une idée, il est donc préférable avant de partir de vous renseigner auprès des mairies et ou office de tourisme, si vous décidez de ne pas suivre nos conseils, nous ne pourrons pas être tenue responsable de tous problèmes éventuels.


Merci et bonne balade !


  PROMENADE EN TRAIN DANS LA CEVENNE DES CAMISARDS
Nous voyageons avec la compagnie Internationale des Trains Express à Vapeur qui possède une ligne touristique au cœur du Gard. Au départ de la petite gare de Saint-Jean-du-Gard, on s’agite sur les quais, le départ paraît proche.
« Fermez les portières, attention au départ ». Un coup de sifflet vous réveille les oreilles, un jet de vapeur lui répond de concert. La locomotive crache cette fumée anthracite à l’odeur si singulière.

Et, dans l’élan de quelques soubresauts, le train démarre sur la route de fer. Au rythme du petit train, on peut sans peine et à loisir découvrir, entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard, la face cachée de la vallée des Gardons et ses admirables panoramas.

Vous choisirez sans peine entre un périple en plein air dans des wagons ouverts ou alors le confort rétro d’élégantes voitures d’autrefois, au passé prestigieux.

Le petit train sort enfin des abords du village, après quelques ralentissements pour franchir des routes champêtres qui arrivent des collines environnantes.
A toute vapeur
Le voilà reparti de plus belle, dans le rythme cadencé du chemin de fer digne du Far-West.
Ici, point d’Indiens ou d’attaque inattendue au détour des tunnels. Mais plutôt le calme et la tranquillité légendaires du pays cévenol qu’on lui connaît bien.

Et pourtant, cette paix naturelle, suscitée par cette région grandiose, fut sévèrement troublée par des guerres de religion qui dévastèrent notre bon vieux pays d’Oc. Les légendes sur cette époque sombre d’ici sont aussi nombreuses que les arbres de la forêt qui pousse dans la contrée.

On raconte en effet que la ville d’Anduze fut en proie à de sauvages assauts mais qu’elle résista jusqu’au jour où…
C’était avant l’été, les protestants occupaient une grande partie de la vallée des Gardons. Un chef de la rébellion religieuse, entouré de trois cents hommes armés jusqu’aux dents, voulaient faire tomber Anduze. Ne se risquant plus de face, le chef des camisards choisit la ruse pour pénétrer dans la ville qui se trouvait en état de résister à tous les assauts et y entretenait une puissante garnison aux frais de la communauté.

Le mystérieux souterrain
Informé par quelques religionnaires d’Anduze sur l’existence d’un souterrain qui faisait office d’égout et se déversait dans le Gardon, en un endroit fort discret, le chef de guerre avisa. Mais voilà le mystérieux souterrain obstrué par une puissante grille au fer très épais.

« Nenni, qu’à cela ne tienne, s’insurgea le premier des religionnaires, nous la couperons ».
Et durant plus d’une douzaine de nuits, les pieds dans le ruisseau nauséabond, à la lueur blafarde de quelques chandelles, les combattants se transformèrent en serruriers pour limer l’entrave. De jour en jour la tâche avançait. Et pour s’assurer que personne ne s’était douté de la perfide astuce, les « limeurs » avaient laissé à l’endroit un pistolet et une bourse bien pesante de monnaies de l’époque. Alors, à la treizième nuit, une nuit de pleine lune, les camisards s’engagèrent dans le souterrain. Ils débouchèrent à l’intérieur des murs d’Anduze et se précipitèrent pour ouvrir les portes aux religionnaires qui attendaient à l’extérieur de l’enceinte de pied ferme.

La garnison surprise, fut massacrée dans la confusion la plus totale. Une fois de plus les camisards avaient défié et anéanti l’autorité.

Comme quoi, rien ne reste acquis, ici, en ce bas monde.

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