Randonnée l'Oppidum murviel les Montpellier

< Retour à la page précédente
  Randonnées dans l'Hérault
- Clubs Randonnée
- Randonnée en VTT
- Balades à Cheval
- Rando d'Anes
- Livres / Conseils

- Randonnées Hérault
- Balade cascades de la Vis
- Balade lac du Salagou
- Balade St Guilhem le désert
- Balade du Pic Saint Loup
- Balade gorges de L'Héric
- Balade gorges de la Buèges
- Balade chapelle de Londres
- Balade à Olargues
- Balade ermitage du Pic Saint Loup
- Balade ermitage St Bauzille
- Balade l'Oppidum murviel les Montpellier
- Balade mer des rochers de Sauve
- Balade Roc pointu de St Jean de Fos
- Balade sentier botanique de la Font de St-Amans
- Promenade en train dans les Cévennes des Camisards

Nous insistons sur le fait qu'il faut toujours suivre les Gr et ne jamais au grand jamais quitter les chemins balisés, si vous vous aventurez hors des chemins conseillés, vous prennez de gros risques pour vous et les personnes qui vous accompagnent, il se peut que certaines randonnées que nous présentons aient été modifiées ou débalisées, donc nous vous proposons des balades uniquement pour vous faire une idée, il est donc préférable avant de partir de vous renseigner auprès des mairies et ou office de tourisme, si vous décidez de ne pas suivre nos conseils, nous ne pourrons pas être tenue responsable de tous problèmes éventuels.


Merci et bonne balade !


  Randonnée L’OPPIDUM DE MURVIEL-LES-MONTPELLIER
Qui l’aurait dit ? Qui l’aurait soupçonné que Murviel-Lès-Montpellier, ce petit village viticole satellite de la grande technopole, possédait un passé prestigieux et très riche.

Tout d’abord, son nom Murviel possède étymologiquement la racine de mur, un indice non négligeable pour les historiens. Mais vous pourrez vérifier vous-mêmes que l’environnement de ce village tranquille si attachant, abrite plus de 1,600 km d’un rempart, enfoui dans le sol calcaire à flanc d’une colline actuellement envahie par une végétation dense et rafraîchissante.

Cette muraille imposante attestait donc que ce lieu fut jadis une place forte, une sorte de citadelle qui abrita jusqu’à 30.000 personnes entre le IIe siècle avant J.C. et le IIe siècle après J.C. Malgré des fouilles intensives des archéologues sous la conduite du directeur du C.N.R.S., J.C. Richard, le nom préromain de cette cité historique demeure un mystère…

  Accès départ de Montpellier

De Montpellier suivre la route de Lodève jusqu’à Bel-Air. Dans le hameau, prendre à gauche la petite route de Murviel-lès-Montpellier. Garez votre véhicule sur la place du village. Suivre alors à pied un balisage de ronds orange. Il conduit tout d’abord au champ de fouilles, après une petite grimpette on atteint l’épaisse muraille que l’on peut suivre aisément. Elle limite l’oppidum dans sa zone altière. Pour ceux qui ont moins de temps, une visite plus courte existe. Pour cela suivre le balisage bleu.

Niveau:
Balade facile et familiale. Durée aller-retour 1h15


Recommandations:
Ce site archéologique est classé depuis 1960. Toute fouille sauvage est rigoureusement interdite par la législation en vigueur. Cependant, des chantiers officiels ont lieu chaque année. Pour connaître les modalités de participation, il convient de s’adresser à
M. Daniel Lusset, président de l’association Groupe de recherches archéologiques et historiques de Montpellier et sa région. 04.67.40.20.85 qui vous informera précisément.

La cité des volques arécomiques

En attendant de nouvelles découvertes, on a baptisé provisoirement ce site hautement historique : l’oppidum du castellas.

Comme l’indique M. Richard ce sont les volques arécomiques qui s’installèrent en ce lieu vers le début du IIe siècle avant J.C. Cette ethnie va d’ailleurs s’implanter parallèlement sur les hauteurs de Castelnau-le-Lez, mais aussi non loin de Fabrègues. On sait aujourd’hui que la capitale de ce peuple se situait au niveau de la ville actuelle de Nîmes.

L’oppidum du castellas de Murviel brillait par sa localisation géographique. En effet, sa situation privilégiée entre la plaine littorale et les hautes garrigues en faisait une halte remarquable pour la migration des troupeaux de moutons : les célèbres transhumances qui empruntaient un réseau de drailles fort denses et passant à proximité de la place forte.

De plus, elle va connaître son âge d’or toujours à cette époque dans le domaine économique. Grâce à cette expansion de la culture de céréales, de l’élevage, de la vigne et de divers échanges, la cité dans le temps connaîtra le même essor architectural entre le premier siècle avant J.C. et le deuxième après.

C’est ainsi que les archéologues ont mis à jour de nombreux édifices comme des villas avec mosaïques et bassins d’agrément. De plus, les chercheurs ont retrouvé de nombreuses monnaies de l’époque, un jeu d’osselets en parfait état, la tête de Marius, la seconde en Europe, un fragment du genou d’une statue mesurant pas moins de 4 mètres, des lampes à huile des fibules, des statuts, des stèles, des milliers de débris de poterie, que patiemment ils tentent de reconstituer.

Tous ces vestiges sont soigneusement répertoriés et certains sont exposés dans le musée du village qu’anime avec grande passion Paul Soyris, un viticulteur à la retraite. Depuis sa tendre enfance, il est bercé par l’amour des vestiges anciens de son village. Si vous avez le privilège de visiter le musée en sa compagnie vous serez surpris par les connaissances de cet homme.

Comme tout bon historien, il évoque la chronologie des fouilles qui ont débuté au siècle dernier furent interrompues jusqu’en 1953 et redémarrèrent ensuite.

Des chantiers internationaux de jeunes en collaboration avec les scientifiques mirent à jour entre autres l’épais rempart (4m) qui s’étire autour de la colline, atteste une défense conséquente.

Comme tout bon site archéologique, Murviel possède son mystère. Ainsi nous confiait
M. Soyris avant de nous quitter : »Voyez-vous, le lieu est classé et la plupart des zones de fouilles appartiennent à des propriétaires privés et, récemment sur le terrain de l’un d’entre eux, nous avons découvert les restes d’un ancien temple. Je dis bien restes car il apparaît suite à nos études, que ce temple fut démoli et réduit à néant de manière volontaire. Des raisons qui demeurent obscures mais que nous finiront peut-être à découvrir ».


Accompagnateur randonnée
Cette rando peut être accompagnée par un guide dîplome d'Etat qui évoquera sur le chemin la faune, la flore, la géologie, l'écologie des garrigues  et  contes légendes locales, botaniques et medecine populaire...

Renseignements :
La Maison de la Randonnée St-Guilhem Seranne
- Contac t: HUBERT BORG
- Tel : 06 14 97 51 79

Tous droits réservés ! ©2010 leguidemontpellier.com
© Hubert Borg - © leguidemontpellier.com